mercredi 2 janvier 2008

La nuit des signes


Performance spectacle pour deux danseurs (break, hip hop), deux comédiens et trois musiciens (une contrebasse et deux Djs).

Cette création est destinée à évoquer l'univers particulier des malentendants et des malvoyants, alliant dans une œuvre commune la danse, la musique et le théâtre.

Ce spectacle s'appuie, dans son concept et dans sa réalisation, sur une communication particulière : La Langue des Signes Françaises.

L’intention du metteur en scène est d’exposer le spectateur à la confusion des sens et à l’agression générée par le télescopage des informations…
C’est ainsi que les textes sont projetés, dansés, signés, parlés, scratchés et boxés au fur et à mesure que l’on pénètre dans cette Nuit…

Cet événement a pour ambition de rayonner dans et au-delà de la région Languedoc Roussillon afin de faire partager une expérience forte en sensibilisant le public à l'univers particulier des déficients sensoriels.

La Nuit des Signes peut s’inscrire dans une action pédagogique auprès du public scolaire avec la mise en place d’ateliers de hip-hop/break danse, scratch et d’initiation à la Langue des Signes Française, dont l’apprentissage devrait être pleinement intégré à tout cursus.


Avec :
Mise en scène et textes : Bernard Calendini
Chorégraphie : Patricia Loubière
Danse : Patricia Loubière & Majid Yahyaoui
Comédiens : Eve Nuzzo & Francois Kopania
Musique : Michel Altier (contrebasse), Djs Diez & Tito
Régie : Didier Peigle
Accompagnement lumière : 6 participants
L.S.F. : 1 interprète
Communication presse : Carine Claude
Communication visuelle : Dimitri De Lago
Attachée de production : Sandie Safont
Création & production : Le Manif Prod.


Pour en savoir plus -> le site http://www.lemanif.org/

samedi 29 décembre 2007

des artistes montpelliérains...


Envie de voyager à travers de photos?
Je vous propose de découvrir la communauté Montpelliéraine du site deviant Art ...

http://montpellier.deviantart.com/



jeudi 27 décembre 2007

Journée mondiale des sourds / la semaine du son


Connaissez vous la "Semaine du son"...?
"Après cinq jours à Paris, du 14 au 19 janvier 2008, la "Semaine du son" partira en régions pour proposer, du 21 au 26 janvier, dans une quinzaine de villes, des évènements et des rencontres dédiés à l’acoustique, à l'audition, à l’expression musicale et à notre environnement sonore au quotidien... De manière plus précise, on retiendra notamment la journée du 16 janvier 2007 qui, entre les murs du Palais de la découverte (Paris 8e), se penchera sur le thème de "L’écoute avec une aide auditive". Animée par Alice Debonnet-Lambert, directrice du Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB), cette journée verra se succéder Paul Avan, professeur au laboratoire de Biophysique sensorielle de la Faculté de médecine de Clermont-Ferrand, pour une présentation sur le fonctionnement de l’oreille et les origines physiologiques de la surdité ; le Dr Nathalie Loundon, responsable de l’unité surdité et implants cochléaires au service d’ORL pédiatrique du Pr Garabédian à l’hôpital d’enfants Armand Trousseau qui reviendra sur les causes médicales ou accidentelles de la déficience auditive à tous les âges de la vie ; Eric Bizaguet, président du collège national d’audioprothèse, pour une présentation sur l’appareillage auditif et sa miniaturisation ; Benoît Roy, président de l’Union nationale des syndicats des audioprothésistes français (UNSAF) qui explicitera la profession d'audioprothésiste et ses grands chantiers (loi, normes, Afnor, AEA) ; Alexandre Garcia, professeur au laboratoire d’acoustique du CNAM, qui reviendra sur la formation des audioprothésistes. L'après-midi sera consacrée à la prévention de la malaudition : "les nouvelles normes de mesure de l’exposition au bruit" par Dr Michel Klerlein, médecin d’entreprise d’Air France Industries ; "Intérêt des casques actifs anti-bruit et des oreillettes de scène" par Sennheiser et Phonak ; "Que faire en cas d’accident auditif ?" par le Dr Christine Poncet du service ORL de l’Hôpital Avicenne de Bobigny ; "Les coûts socio-économiques de la malaudition en Europe" par Kim Ruberg, président de l’association internationale Hear-It ; et "ce que l’on perd et ce que l’on retrouve avec l’aide auditive", sous la forme d'une table ronde avec Bruno Frachet, chef du service ORL à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Jérôme Goust, malentendant, Eric Bizaguet, président du collège national d’audioprothèse, et Jean-Yves Poutiers, cinéaste, implanté cochléaire en 2007.Le programme des animations, et notamment celles organisées la semaine suivante à Albi, Arles, Chalon-sur-Saône, Digne-les-Bains, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, à Dunkerque, à Fontenay-le-Comte, Lyon, Marseille et Nice peut être consulté sur le site www.lasemaineduson.org."
sources
http://www.audition-infos.org/rendez-vous-en-janvier-pour-la-cinquieme-article-149.html

J'ai eu beau tenter de regarder de ci de là les sites qui en parlent, les dossiers de presse, les articles j'avoue être assez septique. Que l'on sensibilise les personnes entendantes sur les nuisances du bruit, sur les mécanismes fragiles de l'oreille, sur la prévention, je suis entièrement d'accord; là où je reste vraiment étonnée, c'est que lors de ces manifestations à aucun moment on considère la surdité comme autre chose qu'un danger, un handicap, ... Il n'y a pas d'autre alternative? Mais les sourds eux, comment font-ils ?

Sur leur dossier de presse, on peut lire, je cite:
"Oui, la qualité de l’environnement sonore est un facteur d’épanouissement de l’individu et de la collectivité : elle doit être, à ce titre, prise en compte aux côtés des préoccupations environnementales majeures."
certes c'est un facteur d'épanouissement, et je ne le nie pas, mais je ne saisi pas très bien pourquoi ils n'orientent leur discours que sur le côté handicapant?



Autre journée, autre vision, autre objectifs. La journée mondiale des sourds... Mêler les deux journées seraient à mon sens, le plus intelligent, et le meilleur moyen de sensibiliser les entendants à cette culture sourde, tout en sensibilisant aux problèmes des nuisances sonores... Mais les enjeux ne sont probablement pas les mêmes...

"La Fédération Mondiale des Sourds recommande à toutes les associations nationales membres (123 pays) d'organiser la journée mondiale des sourds dans la dernière semaine ou le dernier samedi du mois de septembre. Cependant, certaines associations avec leurs organisations locales organisent des manifestations à des dates différentes. Le but est de sensibiliser la population à la reconnaissance de la culture sourde et la langue des signes. Curieusement donc, la Journée Mondiale des Sourds n'a pas lieu partout à la même date"
sources : http://www.journee-mondiale.com/textes/25-septembre-surdite.php

Voici quelques images de la journée mondiale des Sourds @ Montpellier



Voici la vidéo qui expliquait le déroulement de la journée et de la soirée à Paris.


Si on surfe de ci de là, on peut trouver tout un tas de vidéos concernant cette journée, souvent sous le signe de la bonne humeur (je n'ai pas pu moi même tout comprendre ayant un niveau encore trop faible en LSF):




Et voici le dossier de presse de LYON
http://www.fnsf.org/IMG/pdf/PROGRAMME_JMS_2007_BROCHURE.pdf


Une journée Mondiale des Sourds particulière...

"Le 29 septembre 2007, de 14h à 16h, les représentants des Sourds de pays étrangers et de la France demandent au peuple de faire une marche internationale au nom de la mémoire de l’âme « Sourde » et de la solidarité. Les Sourds doivent continuer à se battre, pour rester réveillés, de générations en générations.
Quelques règles à suivre par tout le monde pour symboliser la solidarité mondiale :

- s’habiller en maillot noir (symbole de deuil, de l’âme perdu du Sourd et de la mémoire de nos centaines de lutte vaine)
- porter une bougie et l’allumer tout au long de la marche (symbole de lueur d’espoir pour l’avenir)
marcher solennellement et exprimer ce que veut le pays sourd
- à la fin de la marche, changer de maillot et mettre le maillot « mains-papillon » (symbole de vie heureuse qui continue à se faire entendre)

Le site blog de M.A.I.N.S répond aux internautes qui veulent avoir plus de détails. Si vous voulez un tee-shirt « Mains-papillon », vous pourrez bientôt le commander sur ce site. La vente des ces tee-shirts sera au profit de la fédération mondiale des Sourds (WDF).

Lien vers le blog de M.A.I.N.S : mainsparis.skyrock.com
Lien vers le site de la Fédération mondiale des Sourds :
www.wfdeaf.org "

sources: http://websourd.org/~mediav0/article.php3?id_article=4195

samedi 22 décembre 2007

« Fais-moi un signe » ou comment ne pas comprendre qu’à demi-mot…


L’International Visual Theatre présente « Ma parole », un spectacle en LSF (Langue des Signes Française) qui prouve encore une fois que la culture sourde n’est pas une culture mineure et qu’elle s’adresse à tous.

« On me demande sans cesse comment je faisais avec mes parents quand j’étais petit. A propos de communication, on parle souvent d’une langue maternelle mais dans mon cas, elle n’est pas maternelle. Mes parents (entendants) ont 5 enfants. Une première fille est née... sourde, puis un an plus tard un garçon (entendant). 5 ans après, c’est mon tour. Puis encore 5 ans après : une autre soeur (entendante) et un an plus tard, encore un frère... sourd. Lorsque je suis né, je ne communiquais pas avec ma mère sauf bien sûr par le langage de l’affection et de l’amour. Toute mon attention était captée par ma soeur aînée... qui m’a transmis la langue des signes. », explique Jean-Yves Augros, auteur et acteur du spectacle. On comprend donc la genèse du projet et sa teneur. « Ma parole » a pour dessein d’aborder les problèmes de communication rencontrés par les personnes sourdes ou malentendantes. Et pour comprendre certains comportements liés à l’incompréhension et à l’ignorance, le spectacle questionne les usages et la conduite entre des personnes aux modes de communication différents et met ainsi le doigt sur les relations biaisées entre des sourds et des entendants qui se côtoient sans forcément vraiment se comprendre. N’oublions pas que la surdité partielle ou totale touche un grand nombre de personnes. « Ma parole » aborde aussi un élément fondamental, la question de l’illettrisme, en effet, « si les enfants sont capables de reproduire et d’apprendre par coeur des notions dont le sens leur échappe, ne vaut-il pas mieux alors les aider à acquérir une éducation plutôt que de les rééduquer ? » Handicap de communication, la surdité engendre souvent la discrimination et pose la question essentielle de la difficulté à communiquer ensemble. Un spectacle pédagogique et bien vu sur la difficulté de communication où les handicapés ne sont pas toujours ceux que l’on pense…

Amandine Lefèvre.

« Ma parole », le samedi 22 décembre à 14h à la médiathèque Croix-Rouge et à 16h30 à la médiathèque Jean Falala à destination d’un public mixte : sourd, malentendant et entendant.

Article vu sur : http://www.lhebdoduvendredi.com/spip.php?article1012


mardi 18 décembre 2007

Eulalie, la belle parole - L'emission l'oeil et la main - France 5

Ce film de Murielle Schulze est le portrait d'une famille, d'Eulalie, de ses parents Olivia et Nicolas et de son grand frère, Anselme. Nous y découvrons le parcours qui a mené les parents de la petite fille de l'implantation à la découverte de la langue des signes et des sourds, et les profonds changements que cela a provoqué dans leur vie.

Les parents d'Eulalie se sont trouvés face à un choix en termes d'éducation et de mode de communication. Ils ont décidé alors de lui proposer un double apprentissage : signer et parler. D'un simple outil de communication entre l'enfant et ses parents, la langue des signes est devenu, pour Eulalie, un élément indispensable à sa construction identitaire ; et pour ses parents entendants, elle les a ouverts à un monde nouveau.

Nous suivons Eulalie et ses parents dans les nombreux déplacements qu'impliquent quotidiennement ce choix : à l'école Raspail, où l'enfant est en classe d'intégration scolaire (CLIS) avec de jeunes entendants et quelques sourds, et où son frère Anselme est également scolarisé depuis la rentrée. A l'hôpital Bretonneau, où son implant est régulièrement réglé par l'audioprothésiste, ainsi qu'au Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) de Clocheville, où elle est suivie en orthophonie deux fois par semaine et où une adulte sourde reçoit Eulalie et d'autres enfants sourds pendant une heure.

Si cet emploi du temps peut paraître lourd pour une petite fille de 3 ans, nous assistons pourtant à la vie épanouie d'une famille dans laquelle l'arrivée d'un enfant sourd est vécue comme une véritable aventure humaine. Elle leur a permis la découverte d'une communauté et de sa lutte pour la reconnaissance d'une langue, d'une culture, et soulève la question de l'identité, considérée comme une richesse.

reportage visible ici : http://www.france5.fr/oeil-et-main/archives/37347791-fr.php

dimanche 16 décembre 2007

Le choix de Laurence - Emission l'oeil & la main - France 5

Quand elle découvre la langue des signes, à l'âge de 16 ans, c'est pour Laurence une seconde naissance. A la trentaine, alors qu'elle travaille comme enseignante de LSF, qu'elle a un mari et un enfant entendants, chemine alors en elle l'idée de se faire implanter. Un choix difficile et complexe qu'elle a décidé de raconter.

Les électrodes que l'on a implantées dans sa cochlée améliorent ses capacités auditives et articulatoires, facilitent sa vie au travail et en famille. Mais à aucun moment, affirme-t-elle, l'implant ne remet en question son identité de sourde.

Laurence veut faire entendre sa vérité à elle : implanté ou non, on est sourd et on reste sourd. Certaines choses deviennent plus faciles, c'est tout.

Une prise de position encore difficile à faire accepter par la communauté sourde. Mais aussi par le monde médical, pour qui implant et langue des signes n'ont rien à faire ensemble. Pour Laurence, l'implant n'a rien de miraculeux ou de monstrueux, c'est une prothèse, un outil qui l'aide à évoluer plus facilement d'un monde à l'autre.

Ce film d'Agnès Poirier ne cherche pas à faire le procès ou l'apologie de l'implant cochléaire. Il souhaite montrer, à travers le cheminement d'une jeune femme sourde, ce qui peut amener, sans tabou, à choisir de se faire implanter, même quand on s'est construit dans une identité de sourde.

Pour visionner le reportage, c'est par ici :
http://www.france5.fr/oeil-et-main/archives/36799720-fr.php?page=1